Un champion de Call of Duty alerte : « les paris sportifs détruisent une génération de jeunes hommes »
Double champion du monde de Call of Duty, Jordan JKap Kaplan a récemment pris position de manière très ferme contre les paris sportifs. Il estime que leur explosion aux États-Unis a des effets dévastateurs sur les jeunes générations.
Couronné champion du monde en 2015 et 2016, JKap a connu la scène compétitive avant la décision historique de 2018 annulant le PASPA, texte qui interdisait les paris sportifs au niveau fédéral. Depuis, le marché s’est considérablement développé : aujourd’hui, 38 États étasuniens autorisent les paris sportifs.
FanDuel et DraftKings dans le viseur
Sur le réseau X, Kaplan a relayé une déclaration choc de l’auteur étasunien Dave Ramsey, qui qualifie FanDuel de « porte vers l’enfer » et DraftKings de société ne régnant que sur « son propre portefeuille ». Ces deux plateformes dominent près de 75 % du marché étasunien du pari en ligne.
Après avoir observé les conséquences concrètes de cette légalisation, Jordan JKap Kaplan affirme partager totalement ce constat alarmiste. Bien qu’à la retraite depuis 2020, il reste très suivi pour ses analyses de matchs sur Twitch, plateforme qui a elle-même durci sa position en interdisant la promotion des sites de jeux d’argent.
L’esport divisé sur les sponsors betting
Riot Games autorise désormais les équipes à signer des partenariats avec des opérateurs de paris, un choix qui divise profondément la communauté. En novembre, MIBR est devenue la première équipe VALORANT à collaborer avec un bookmaker, justifiant ce choix par des garanties de gouvernance et d’intégrité.
Les défenseurs du pari en ligne et des paris esports en direct rappellent toutefois que ces acteurs travaillent étroitement avec l’Esports Integrity Commission (ESIC) pour lutter contre la corruption et les matchs truqués.
Addiction : des chiffres en recul, mais un risque ciblé
Malgré ces arguments, Kaplan et Ramsey estiment que la surmédiatisation des paris accroît les comportements addictifs. Une étude récente du National Council on Problem Gambling nuance cependant ce constat : si près de 20 millions d’adultes étasuniens déclarent encore des comportements problématiques, ce chiffre est en baisse par rapport à 2021.