T1 se rapproche de CS2 : un changement majeur en approche

T1 pourrait bientôt ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. Imbattable sur League of Legends, l’organisation sud-coréenne a confirmé réfléchir à une expansion vers de nouveaux titres majeurs, parmi lesquels Counter-Strike 2 et Dota 2.

Dans une prise de parole relayée ces derniers jours, son COO Josh Woongki Ahn a expliqué que le soutien apporté par l’Esports World Cup Foundation avait renforcé la capacité de T1 à envisager ce type de diversification. Il affirme notamment que ce soutien est devenu un “ancrage solide” permettant au club de considérer de nouveaux jeux au-delà de l’écosystème Riot Games.  

Une ambition économique derrière l’ouverture vers CS2

Derrière cet intérêt pour Counter-Strike 2, il y a aussi une logique de développement beaucoup plus large. Toujours selon Josh Ahn, T1 vise à terme une valorisation d’un milliard de dollars, soit un objectif très supérieur à l’estimation actuelle du club, que le dirigeant situe implicitement autour de 200 millions de dollars.

Dans cette optique, l’expansion vers de nouveaux jeux n’est pas présentée comme un simple pari sportif, mais comme un véritable levier de croissance commerciale, capable de renforcer l’image de la structure auprès des sponsors et des investisseurs.  

Cette réflexion s’inscrit dans une période où plusieurs grandes organisations cherchent à élargir leur portefeuille de jeux pour mieux exister à l’échelle mondiale, en particulier autour de compétitions multisectorielles comme l’Esports World Cup.

T1 n’a d’ailleurs pas limité sa réflexion à CS2, puisque le COO cite également Dota 2 parmi les scènes surveillées par l’organisation. À ce stade, il ne s’agit toutefois pas d’une officialisation d’entrée sur Counter-Strike 2, mais bien d’un intérêt assumé et désormais public.  

Une expansion encore floue dans sa forme

Reste maintenant à savoir comment T1 pourrait concrétiser cette ambition. Aucune opération n’a encore été annoncée, mais plusieurs scénarios paraissent plausibles : le rachat d’un roster déjà compétitif en Europe pour aller vite, ou au contraire le lancement d’un projet plus progressif en Asie, avec l’idée de participer au développement local de la scène Counter-Strike.

Cette deuxième option serait plus ambitieuse sur le long terme, mais aussi plus risquée dans une région où CS2 reste moins installé que dans d’autres marchés historiques. Cette lecture relève pour l’instant de l’analyse, T1 n’ayant pas détaillé publiquement la forme que pourrait prendre une éventuelle arrivée sur le jeu.  

Ce qui est certain, en revanche, c’est que T1 ne veut plus dépendre uniquement de League of Legends pour exister au plus haut niveau international. Déjà présente sur plusieurs scènes compétitives, l’organisation voit dans cette diversification un moyen de consolider son poids global dans l’industrie.

Si le dossier Counter-Strike 2 se concrétise dans les prochains mois, ce serait l’un des mouvements les plus marquants de l’année pour l’écosystème esport.  

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