Les personnalités françaises de l’esport à suivre en 2026 : Top 10
À l’approche de 2026, l’esport français ne se contente plus d’exister : il s’organise, s’industrialise et se raconte de mieux en mieux. Des scènes compétitives (LoL, CS2, Rocket League, Smash, TFT, StarCraft…) jusqu’aux métiers de l’ombre (direction artistique, production, management, médias), l’écosystème s’élargit et se professionnalise à grande vitesse.
Dans ce contexte, aAa Gaming, avec le soutien de Gaming Campus, a publié une sélection de 50 personnalités françaises à suivre en 2026. L’idée n’est pas de “classer” les acteurs, mais d’en présenter plusieurs : des figures déjà connues et d’autres en pleine montée en puissance, qui façonneront l’année à venir.
10 profils à suivre de près en 2026
Voici une brève présentation de 10 profils que nous avons sélectionnés :
1. Paul Arrivé : Journaliste (L’Équipe)
Paul Arrivé est l’un des journalistes qui a contribué à ancrer durablement l’esport dans un média sportif grand public comme L’Équipe, où il pilote la rubrique dédiée à ce sujet.
Au fil de la dernière saison, il a animé une couverture régulière des grands rendez-vous internationaux (Majors, Worlds, etc.) tout en suivant de près l’actualité de la scène française et des clubs aux talents émergents.
Son approche ne se limite pas au “résultat” : il apporte aussi des sujets de fond : économie des structures, évolution des formats compétitifs, enjeux de professionnalisation, coulisses des compétitions, avec une écriture pensée pour un lectorat qui ne vient pas forcément de la communauté esportive.
À la croisée des codes du sport traditionnel et des usages Twitch/YouTube, Paul Arrivé joue ainsi un rôle de passerelle : rendre l’esport lisible, légitime et racontable avec les standards du sport.
Son défi pour l’année à venir sera de poursuivre cette normalisation dans le paysage sportif français, en renforçant la place des clubs et des athlètes dans la ligne éditoriale du journal L’Équipe.
2. Jonathan Augusto : Senior Graphic Designer (Team Vitality)
Dans une industrie où l’image pèse autant que le palmarès, Jonathan Augusto s’impose comme l’une des signatures artistiques les plus reconnaissables de la scène esport.
Au sein de la Team Vitality qui a remporté l’ESL Pro League, et sous la direction de Christophe Dureau, il conçoit et orchestre des visuels et participe directement à construire l’identité premium et la cohérence de marque d’une structure devenue référence mondiale.
Son travail consiste à traduire l’ADN compétitif d’une équipe en langage graphique, codes, textures, typographies, narration visuelle, avec une exigence proche des standards du sport et du luxe. À travers des campagnes marquantes comme Metality, les gamepacks 2024 pour Counter-Strike ou encore la campagne VALORANT 2023, il a contribué à façonner une esthétique moderne de l’esport.
En 2026, l’enjeu sera de continuer à étendre cette “patte” sur de nouveaux terrains en prouvant que la direction artistique française n’est pas seulement un plus créatif, mais un levier stratégique pour renforcer la désirabilité des organisations et le rayonnement des marques dans l’écosystème esport.
3. Filip « Graviti » Branković : Joueur Counter-Strike 2 (3DMAX)
Capitaine de 3DMAX, Filip « Graviti » Branković s’est imposé comme l’une des pièces maîtresses du projet sur Counter-Strike 2. Dans un rôle qui se juge rarement aux statistiques, il réalise un travail de l’ombre essentiel : lecture du jeu, gestion de l’équipe et prise d’information.
Son passage en leader in-game (IGL) a donné une nouvelle structure à 3DMAX. Là où beaucoup d’équipes talentueuses plafonnent faute de cadre, Graviti a apporté une direction claire et une identité de jeu plus cohérente à son équipe.
En 2026, son défi sera à la hauteur de la progression : confirmer cette montée en puissance sur la durée, transformer les coups d’éclat en régularité et installer durablement 3DMAX parmi l’élite, avec l’objectif assumé d’un Top 10 mondial.
C’est souvent à ce moment-là que le leadership fait la différence : non pas gagner une fois, mais construire une équipe qui gagne souvent.
4. Lison Cerdan : Production et show director
Devenue freelance en mai 2024, Lison Cerdan a conservé un lien étroit avec Gozulting tout en élargissant nettement son terrain de jeu.
Sur la dernière saison, elle a pris en main des dispositifs de premier plan : la production live de League of Its Own à l’Accor Arena pour Red Bull, la scénographie des 10 ans du RB Kumite, tout en assurant la coordination et l’exécution de projets à forte visibilité comme l’UFA et SpeeDons.
Son rôle se situe au point de jonction entre création et opérationnel : transformer une intention artistique en expérience réelle, gérer les contraintes techniques, le rythme d’un show, les enchaînements, la fluidité à l’écran comme dans la salle, et maintenir un niveau de qualité constant malgré la pression du direct.
En 2026, elle poursuivra cette trajectoire en sublimant les événements majeurs de l’écosystème, avec un objectif clair : élever l’expérience spectateur. Grâce à sa maîtrise de la scénographie et de la production live, elle contribue à professionnaliser encore plus les shows, en garantissant une mise en scène cohérente, spectaculaire et parfaitement exécutée.
5. Marwan « Wawa » Berthe : Joueur 2XKO (Gentle Mates)
Marwan « Wawa » Berthe a rejoint Gentle Mates pour incarner l’ambition compétitive du club, et c’est sur 2XKO, le nouveau jeu de combat signé Riot Games, qu’il a rapidement changé de dimension. En quelques mois, il a enchaîné les performances : vainqueur à l’EVO Nice, puis à nouveau sacré lors du tournoi Mindset fin novembre, il s’impose déjà comme l’un des leaders naturels de la scène française sur ce titre.
Au-delà des résultats, Wawa se distingue par une capacité rare à performer sous la pression.Il ne se contente pas de “gagner”, il impose un tempo et une signature de jeu qui obligent ses adversaires à se réinventer.
En 2026, il sera logiquement l’homme à battre sur 2XKO. Son défi : transformer ces premiers coups d’éclat en une domination qui va durer.
6. Fred « Kaoru » Gau : Président Gozulting et France Esports
Double casquette stratégique pour Frédérick Gau, à la tête de l’agence événementielle Gozulting et désormais président de France Esports. Cette position le place au point de convergence des grands sujets qui façonnent le secteur : structuration de la filière, professionnalisation des acteurs, dialogue institutionnel et visibilité de l’esport auprès du grand public comme des décideurs.
D’un côté, son rôle d’entrepreneur lui donne une lecture très concrète des réalités du terrain (production, budgets, partenaires, logistique, exigences broadcast) et de ce que les fans attendent.
De l’autre, sa présidence de France Esports l’installe au cœur des enjeux collectifs : faire émerger l’esport, défendre les intérêts de l’écosystème, porter une voix commune face aux pouvoirs publics et accélérer la reconnaissance de l’esport comme discipline organisée, crédible et durable.
En 2026, son défi sera de consolider la structuration de l’écosystème français, de renforcer le dialogue avec les institutions et de continuer à faire rayonner les grands rendez-vous via des productions ambitieuses, notamment aux côtés d’Aboubakary « Abou » Camara.
Son action est déterminante pour franchir une étape : passer d’un secteur en forte croissance à une filière pleinement reconnue, économiquement solide et capable de faire émerger des acteurs français qui comptent à l’échelle internationale.
7. Caliste Henry Hennebert : Joueur League of Legends (Karmine Corp)
Prodige annoncé, Caliste Henry-Hennebert a enfin franchi le cap que tout le monde attendait : ses débuts en LEC sous les couleurs de la Karmine Corp. Après avoir dominé les échelons inférieurs et confirmé qu’il avait le niveau pour plus haut, il a porté en 2025 une partie des espoirs du Blue Wall à l’échelle européenne, avec cette pression particulière réservée aux talents destinés à devenir des leaders.
Caliste a dû apprendre vite, s’adapter au rythme, aux drafts, à l’intensité des séries et à la lumière permanente qui accompagne la KC. Malgré une saison marquée par des moments forts, l’objectif majeur, qui était la qualification aux Worlds, n’a pas été atteint. Cela rappelle à quel point la LEC est devenue une ligue où la régularité sur toute l’année pèse autant que les pics de forme.
En 2026, l’objectif est clair : emmener la Karmine Corp vers une qualification historique pour les Championnats du monde organisés aux États-Unis.
Avec son potentiel, sa maturité grandissante et l’aura qu’il a déjà auprès du public, Caliste s’impose comme le visage de la nouvelle génération française en LEC, celui autour duquel se construisent les ambitions et, surtout, les prochaines grandes histoires.
8. Lucas Jacque : Journaliste (Sheep Esports et L’Équipe)
Journaliste et chef d’édition chez Sheep Esports, Lucas Jacque pilote la ligne éditoriale d’un média devenu incontournable pour qui veut suivre l’actualité en temps réel, en particulier sur League of Legends et l’écosystème Riot.
Entre coordination de la rédaction, hiérarchisation des sujets et validation des informations sensibles, il tient la barre d’un site dont la crédibilité s’est construite sur la rigueur, la vitesse et la justesse.
Il lui arrive également de signer des articles pour L’Équipe, preuve d’une passerelle de plus en plus naturelle entre l’esport et les médias sportifs généralistes.
En 2026, il continuera de donner le tempo du mercato avec son équipe, en s’appuyant sur le travail de terrain et les informations dénichées par Wooloo, tout en maintenant une belle ligne éditoriale.
Ce travail d’enquête et de vérification des données est devenu un maillon essentiel pour comprendre les coulisses de l’industrie esport.
9. Gabriel « Gobosteur » Brault : Joueur TFT (AEGIS)
Gabriel « Gobosteur » Brault s’est imposé comme l’un des tacticiens les plus redoutés de la scène Teamfight Tactics : un joueur capable de lire une méta, d’anticiper ses changements et d’exécuter avec une précision chirurgicale, là où le moindre détail (un item, un roll, un timing de level) peut faire basculer un tournoi.
Sa 10e place aux Worlds, frustrante parce que la variance n’a clairement pas joué en sa faveur, n’enlève rien à l’essentiel : il a démontré qu’il appartient au cercle des joueurs capables de rivaliser avec les meilleurs mondiaux.
Lucide sur ce qui s’est passé mais fier de son parcours, Gobosteur aborde 2026 avec un esprit de revanche. Porté par le bouclier AEGIS, il vise désormais la confirmation au plus haut niveau : transformer l’excellence technique et la maîtrise de la méta en résultats “qui comptent” sur les grands rendez-vous internationaux.
Son objectif est clair : ne plus seulement être un prétendant crédible, mais s’inviter durablement sur les podiums.
10. Clément « Clem » Desplanches : Joueur StarCraft 2 (Team Liquid)
Le français Clément « Clem » Desplanches évolue au sommet de son art. Reconnu pour sa vitesse d’exécution, sa précision mécanique et sa capacité à imposer un rythme étouffant à ses adversaires, il est considéré comme étant l ’un des joueurs les plus marquants de l’ère moderne de StarCraft II.
Sous les couleurs de la Team Liquid, il continue d’enchaîner les performances, en Europe comme sur les plus grandes scènes internationales, avec une régularité qui distingue les champions des simples coups d’éclat.
Mais 2026 s’annonce aussi comme une année de vigilance. Clem devra défendre ce statut chèrement acquis, tout en gardant un œil lucide sur l’avenir de SC2 : un circuit compétitif qui se contracte, des opportunités qui se raréfient et une scène pro qui se bat pour préserver son écosystème.
Dans ce contexte, chaque titre, chaque finale, chaque run compte un peu plus, non seulement pour le palmarès, mais pour ce qu’il symbolise.
Clem incarne une fierté nationale : celle d’un joueur capable de tenir tête à toutes les équipes, de porter un maillot prestigieux sur la durée et de rappeler que la France peut produire des champions au plus haut niveau même dans les disciplines les plus exigeantes.
Pour lire les 50 personnalités (et pas seulement ces 10)
La liste complète est ici : “Les 50 Français qui feront l’esport en 2026”