À Paris, l’Esports World Cup s’achève entre spectacle et diplomatie
L’Esports World Cup s’est achevée ce week-end à Paris, après près de deux mois de compétition. Les organisateurs présentent un bilan marqué par une hausse de la fréquentation et des audiences. La cérémonie de clôture, organisée au Grand Palais en présence d’Emmanuel Macron, a conclu cette édition française.
Le format et l’ampleur de l’édition parisienne reposaient sur plus de 20 tournois, répartis sur quasiment autant de jeux, avec environ 2 000 joueurs engagés et un coût total évalué à plusieurs centaines de millions de dollars.
Team Spirit et All Gamers, points d’orgue sportifs
Sportivement, l’édition s’est conclue à l’Accor Arena par la victoire de Team Spirit en finale du dernier tournoi du programme, sur Counter-Strike 2. Quelques heures plus tard, au Grand Palais, Emmanuel Macron a remis le trophée du classement par clubs aux Chinois d’All Gamers.

Le détail des résultats finaux du classement général permet de revenir sur le dénouement de la compétition.
De Riyad à Paris, un déplacement à portée diplomatique
La troisième édition de l’EWC devait se tenir à Riyad. La guerre au Moyen-Orient a conduit les organisateurs à déplacer la compétition vers Paris. Emmanuel Macron avait échangé directement avec Mohammed ben Salmane, prince héritier et principal dirigeant d’Arabie saoudite, au sujet de l’accueil de l’événement en France.
La clôture, vitrine du soft power saoudien
Mohammed ben Salmane a assisté à la cérémonie parisienne, alors que ses déplacements diplomatiques sont rares. Il était accompagné de Cristiano Ronaldo, ambassadeur de la compétition, de Gianni Infantino, président de la FIFA, ainsi que de plusieurs ministres. Cette présence illustre la place de l’EWC dans la stratégie de soft power saoudienne.

Ce que le bilan permet de retenir
Selon les organisateurs, la compétition a enregistré une fréquentation et des audiences en hausse. Ce bilan témoigne du pouvoir d’attraction de l’événement, qui a poursuivi son développement en dehors de ses frontières saoudiennes.
Le format multi-jeux et le classement par clubs, colonne vertébrale de l’événement, peinent encore à convaincre dans leur ensemble : rares sont les équipes à viser le classement par clubs avec ambition, et tous les tournois ne présentent pas le même intérêt compétitif dans le calendrier.